villes imaginaires

Utopie et contre utopie

Le monde idéal cache une attroce vérité...

Un hors serie tire a seulement cent exemplaires 701813 510x255

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Mulot et Ruppert, La masse, 2013

 

La cité idéale

Afin d'obtenir une image déformée de l'environnement du collège, nous avons mis en place un atelier sténopé. 

p1080881.jpg Vincent Loffreda est intervenu pour cet atelier.

Le principe : une boite de conserve hermétique à la lumière joue le rôle de chambre noire (appareil photo)

un petit trou remplace l'objectif et laisse entrer la lumière. Il faut trouver le bon temps. p1080887.jpg vive le chronomètre !

p1080886.jpg ensuite, direction le laboratoire créé pour l'occasion. Une ampoule rouge comme éclairage, 4 bacs alignés.

Un révélateur pendant 2 minutes, rinçage à l'eau, un bac de fixateur 2 minutes puis un dernier de rinçage à l'eau.

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Guide de voyage

A partir des textes créés en cours de français, réalise un guide du voyageur pour ta destination, type "guide du routard"

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Crée une affiche pour faire la publicité de ta ville

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Montre l'image d'une ville soit: 

-futuriste

-gourmande

-végétale

fabre2.jpg searching-for-utopia-2003-bronze-jan-fabre-belgium.jpg  Searching for utopia, Jan Fabre, 2003, bronze

Extraits de films présentant des mondes différents.

Immortel de Enki Bilal, d'après la Trilogie Nikopol (BD)

 

Avatar de James Cameron

Extrait du film They Live de John Carpenter, 1988

They Live (Invasion Los Angeles, titre français) est un film de science-fiction de John Carpenter, d’après la nouvelle Les Fascinateurs (Eight O’Clock in the Morning) de Ray Faraday Nelson.
Synopsis : John Nada parcourt les routes à la recherche de travail comme ouvrier sur les chantiers. Embauché à Los Angeles, il rejoint un bidonville où il va entrer en possession d’une paire de lunettes hors du commun. Elles permettent de voir la réalité telle qu’elle est : le monde est gouverné par des extra-terrestres.

Après avoir visionné ce bref extrait de film (la scène où le héros utilise la première fois les lunettes) brièvement et collectivement commenté, concevez et réalisez une scène filmée en jouant sur le passage du monde réel à un autre monde imaginé

Projection onto The Hirshhorn Museum, Washington D.C, Krzysztof Wodiczko, 1988

Projection onto The Hirshhorn Museum, Washington D.C, Krzysztof Wodiczko, 1988

 

Andre the Giant Has a Posse (André le géant a une bande de potes) est un mouvement Street art, crée par Frank Shepard Fairey en 1989, renommé OBEY Giant en 1998.
OBEY Giant est né, comme une parodie de propagande associé à une parodie de la marque capitaliste. L’anecdote dit qu’il a été adopté en référence au panneau OBEY qui apparaît dans They Live, film de John Carpenter de 1988 (sorti en France sous le titre Invasion Los Angeles).

OBEY

OBEY

OBEY Giant

 
 

Extrait de Matrix 1999, quand Neo (Keenu Reeves) choisit entre rester dans la méconnaissance et découvrir la vérité sur la Matrice

Dans They Live de Carpenter, c'est grâce à une paire de lunettes qu'on voit la vérité, ici, c'est en avalant une pilule.

The Truman Show, de Peter Weir, 1998

Le cinquième élément, Luc Besson, 1997

Inception, de Christopher Nolan, 2010. Scène de l'escalier sans fin.

Imagine un monde qui change les règles de la pesanteur.

Inception, scène du corridor en apesanteur

Charlie et la chocolaterie, Tim Burton, avec Johnny Depp

Crée la maquette d'un lieu entièrement destiné à provoquer une émotion bien précise

Superstudio est une agence d'architecture fondée en 1966 à Florence en Italie

par Adolfo Natalini et Cristiano Toraldo di Francia.

A QUOI RESSEMBLE LEUR PROJET ?

Dans les visuels du « Monument Continu », l’architecture est réduite à une trame blanche abstraite et neutre, répétée à l’infini, qui se change parfois en mégastructure. (énorme structure)

Celle-ci tend à couvrir ainsi la terre tout entière, en conservant toutefois certains témoignages terrestres

(littoral, morceaux de ville, collines, sol).

 

Extraits des Douzes cités idéales, Superstudio, 1969

 

LA PREMIERE VILLE. 

Des lignes continues de bâtiments s'entrecroisent en un filet rigoureux et carré. Chaque habitant vit éternellement dans une cellule qui satisfait tous ses désirs.

S'il manifeste des signes de rébellion cette cellule se contracte sur elle-même et l'écrase.

LA VILLE USINE. 

À la tête de la cité, la Grande Usine à 6 kilomètres de large et 100 mètres de haut. Elle exploite la terre et le sous-sol et transforme les ressources naturelles en des éléments de la ville qui progresse ainsi de 1,50 mètre par jour. La plus grande aspiration de tous les habitants est de vivre dans les nouvelles sections de la cité qui sont toujours plus perfectionnées mais se détruisent tous les quatre ans.

VILLE MACHINE.

L'homme vit dans une machine qui satisfait tous ses désirs primaires. La machine se fertilise elle-même.

CITE DE L'ORDRE.

Dans cette cité apparemment normale tout fonctionne à la perfection. En fait, les habitants, quoique gardant leurs formes originales, sont, à chacune de leur rebellion contre l'ordre établi, transformés peu à peu en robots.

CITE BARNUM. 

La ville repose sous une énorme tente de cirque suspendue à d'immenses aérostats. Elle a la forme d'un énorme cylindre métallique de 2 kilomètres de haut: la cité modèle réduit se trouve à l'intérieur de ce cylindre. Chaque visiteur de la ville est relié à un robot miniature qui se déplace à l'intérieur du cylindre et lui communique toutes les sensations qu'il reçoit. 

 

QUE CRITIQUE SUPERSTUDIO ? Ils partent d’un constat d’échec de la ville moderne.

Elle n'aide pas les habitants, mais au contraire, renforce les inégalités. Le travail de l'agence fait parti du Design radical : la place du design n'est pas de faire plaisir aux riches qui veulent consommer plus mais de permettre aux hommes de mieux vivre.

 

Natalini écrivait en 1971 : « ...si le design est plutôt une incitation à consommer, alors nous devons rejeter le design; si l'architecture sert plutôt à codifier le modèle bourgeois de société et de propriété,

alors nous devons rejeter l'architecture ; si l'architecture et l'urbanisme sont plutôt la formalisation des divisions sociales injustes actuelles, alors nous devons rejeter l'urbanisation et ses villes... »

 

Bien qu’elles soient parfois drôles, leurs productions évoquent les interrogations et les peurs d’aujourd’hui

  • mondialisation : le monde devient uniforme, partout identique (mêmes magasins, mêmes modes)

  • communication virtuelle,au détriment de vraies rencontres

  • flux migratoires en quête de bonheur et de travail

  • extensions urbaines : on crée des mégalopoles (exemple Mexico) car tout le monde veut vivre en ville. Les publicitaires ont tellement vanté la ville que les gens fuient la campagne en quête de mieux vivre

 

Il peut s'agir d’une critique de l’architecture des années 60 standardisée.

Elle évoque une uniformisation mondialisée des modes de vie où tout le monde veut la même chose, où le bonheur passe par la consommation. (voir les cours d'histoire)

 

QUELS MOYENS POUR S'EXPRIMER ? L'humour et la peur. (Barnum/écraser/perfection/robot)

Cette remise en cause se traduit par des images et des textes.

Le groupe réalisa notamment des éléments de mobilier avec la même grille en motifs, mais surtout fut remarqué pour sa publication de photomontages.

 

Pourquoi utiliser la fiction ?

Leurs projets mettent en scène non pas les édifices d’un projet réellement commandité mais d’ordre fictionnel. Ces images ont plus valeur de matière à réflexion, de support à débat, en vue de repenser la ville.

 

UNE VILLE PARFAITE AU SERVICE DE L'HUMAIN ?

On pourrait aussi penser qu'ils proposent une ville dans laquelle l'humain prime et le bâti est secondaire donc basique: grille noire et blanche/ forme de pavé qui se fait ublier pourmettre en avant l'humain. Cela signifie-t-il que finalement l’architecture importe peu et que l’homme pourrait aisément s’approprier cette mégastructure colonisant le monde ?

 

DES PREUVES QUE LES CITéS IDéALES SONT EN FAIT ATTROCES

Les textes des Douzes cités idéales présentent des villes qui deviennent des prisons et écrasent l'humain: « S'il manifeste des signes de rébellion cette cellule se contracte sur elle-même et l'écrase. »

« Chaque habitant vit éternellement dans une cellule »

 

Aucune vue intérieure de la mégastructure n’est proposée. Cela ne rappelle pas vraiment un lieu de vie. 

 

A qui s'adresse leur travail ?

Superstudio met l’architecte face à ses responsabilités :

«C’est le concepteur qui doit tenter de réévaluer son rôle dans le cauchemar qu’il a contribué à concevoir.»

 

Mais ils s'adresse aussi à chaque citoyen qui doit imposer aussi ce qu'il veut au lieu de se laisser dicter ce qui est bon pour lui en bon consommateur.

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SUPERSTUDIO, 1969 : Le monument continu : un modèle architectural pour une urbanisation totale.

 

LIENS AVEC LE CINEMA. Un monde qui semble idéal

The Island, film américain de science-fiction réalisé par Michael Bay, 2005

Bienvenue à Gattaca,  film américain d'anticipation réalisé par Andrew Niccol, 1997

 

 

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